Les scooters électriques

A première vue, le développement des deux-roues électriques n’a pas fondamentalement changé les choses. Les autorités se sont tout juste adaptées en déterminant des équivalences entre moteur thermique et électrique.
En France, les deux-roues électriques dont la puissance est inférieure à 4 000 W sont ainsi considérés comme des cyclomoteurs thermiques de 50 cm3. Accessibles dès 14 ans avec un BSR, ils imposent le port du casque, une assurance et ne peuvent dépasser 45 km/h. Les deux-roues électriques qui ont une puissance supérieure à 4000 W entrent pour leur part dans la catégorie des motocyclettes légères de 125 cm3.
Pour les conduire, il faut posséder un permis auto depuis plus de 2 ans, ou un permis A1 accessible dès 16 ans. Depuis le 1er janvier 2011, il faut faire un stage de 7 heures de formation si l’on ne peut justifier de la conduite d’une 125 dans les 5 dernières années. Le casque et l’assurance sont évidemment obligatoires. En marge de ces deux-roues électriques « autonomes », une troisième catégorie s’est aussi développée : les vélos à assistance électrique (V.A.E). Ils représentent d’ailleurs les plus gros volumes de vente en France. Les conditions qui régissent cette catégorie sont très précises.
Il faut que le moteur électrique soit entraîné uniquement par le mouvement de pédalage et ne dispose d’aucun système d’accélérateur qui permette une utilisation « autonome ». Enfin, la puissance des moteurs ne doit pas excéder 250 W et l’assistance électrique doit s’interrompre lorsque l’on saisit les freins ou quand la vitesse dépasse 25 km/h (seul le pédalage permet d’aller plus loin).
Toutes ces conditions permettent d’obtenir un certificat d’homologation indispensable pour une commercialisation. Contrairement aux deux autres catégories, les V.A.E sont considérés comme des vélos, une réglementation qui leur offre une multitude d’avantages. Le casque et l’assurance ne sont pas obligatoires et l’on peut librement emprunter les pistes cyclables et même les voies de bus dans les grandes agglomérations. En théorie, la législation semble donc très claire sur la hiérarchisation des deux-roues électriques. Le reste n’est pas autorisé sur la voie publique.